Apophis : un petit satellite pour un grand rendez-vous

Le passage d’Apophis près de la Terre, en avril 2029, offrira une occasion rare : observer comment un astéroïde réagit aux forces de marée terrestres. Une équipe étudiante de l’université Tsinghua présente START, un projet de satellite de 300 kg qui doit être lancé en partage de vol début 2028. Après avoir rejoint son orbite d’observation grâce à une propulsion électrique solaire, il passerait à seulement 7 km de l’astéroïde, au moment où celui-ci sera au plus près de la Terre.

Ses caméras et imageurs proche infrarouge visent des images à l’échelle du centimètre et des mesures de composition à l’échelle du mètre. L’objectif est notamment de repérer d’éventuelles modifications immédiates de la surface de cet assemblage de blocs. Il s’agit encore d’un concept de mission décrit dans une prépublication : sa promesse est de compléter les grandes missions internationales par un point de vue différent et des observations très rapprochées dans le temps.

À lire : The START mission: Probing the 2029 Apophis Flyby via a Low-Cost Geocentric SmallSat

Dans M81, un feu de joie X qui refuse de s’éteindre

La source M81F4, observée dans la direction de la galaxie M81, brille durablement en rayons X tout en produisant de brèves flambées. Une analyse de deux décennies de données issues de plusieurs observatoires révèle des sursauts de quelques centaines de secondes, avec un intervalle moyen observé d’environ une demi-journée. Leur montée est rapide, leur déclin plus lent, sans changement significatif de la répartition des photons entre basses et hautes énergies.

Ces propriétés correspondent mal aux principales catégories de sursauts connues dans les systèmes binaires X. Les auteurs privilégient une étoile à neutrons magnétisée, alimentée à débit élevé par une compagne de masse intermédiaire : les flambées naîtraient d’instabilités à la frontière entre le disque de matière et la région dominée par le champ magnétique. Cette interprétation reste à confirmer, mais elle suggère une manière encore mal documentée de produire de brefs épisodes d’émission extrêmement intense.

À lire : The Dancing Bonfire: An Unusual Persistent X-ray Source in M81 Exhibiting Recurrent Luminous Flares

Une supernova peut se rallumer sans produire davantage de lumière

La supernova de type Ib SN 2025wiu présente un regain d’éclat dans une bande optique environ 38 jours après son premier maximum. Pourtant, lorsque les chercheurs reconstituent sa luminosité totale, ils ne trouvent pas de véritable second sommet : seulement un ralentissement du déclin. La distinction est essentielle. Une remontée dans une couleur donnée ne signifie pas nécessairement que l’explosion libère à nouveau plus d’énergie au total.

Un modèle combinant désintégration radioactive et interaction avec de la matière autour de l’étoile reproduit l’évolution lumineuse. Mais les spectres ne montrent pas les raies étroites habituellement associées à cette interaction. Les auteurs proposent donc une matière disposée en disque, engloutie par les débris, dont l’énergie serait absorbée puis réémise sous la surface visible de l’explosion. Cette géométrie demeure une interprétation, et les quantités de matière déduites du modèle ne sont pas des mesures directes de sa structure.

À lire : SN 2025wiu: A Type Ib Supernova with Post-Peak Optical Rebrightening

Une tempête géomagnétique préparée dès le départ du Soleil

Pourquoi l’éruption solaire des 18 et 19 janvier 2026 a-t-elle provoqué une tempête géomagnétique sévère, classée G4 ? Une étude associe observations à distance, mesures de Solar Orbiter et de Wind, et simulations pour suivre l’éjection de matière depuis la couronne solaire jusqu’à la Terre. Elle attribue une part décisive de son efficacité à son voisinage magnétique initial : un trou coronal adjacent aurait favorisé une sortie rapide tout en limitant l’érosion du champ de l’éjection.

Le nuage aurait ainsi conservé un puissant champ orienté vers le sud, configuration propice à un couplage avec le champ terrestre. La longue récupération s’expliquerait, elle, par l’interaction avec un courant de vent solaire rapide arrivant derrière l’éjection. Les simulations reproduisent plusieurs observations, mais pas tous les effets de la matière du filament, absente du modèle. La conclusion distingue deux ingrédients de la météo spatiale : l’environnement magnétique près du Soleil aurait surtout fixé l’intensité de la tempête, et le vent solaire ambiant sa durée.

À lire : Characterizing the Martin Luther King Event: Sun to Earth Evolution of the January 19, 2026 Geomagnetic Storm

Des anneaux pourraient voler la vedette aux exoplanètes

Avec son coronographe, le télescope spatial Nancy Grace Roman doit permettre d’observer directement des planètes géantes matures dans la lumière qu’elles réfléchissent. Or, selon de nouveaux modèles, des anneaux semblables à ceux de Saturne pourraient être dix à cent fois plus brillants que la planète elle-même, voire davantage. Une aubaine pour la détection, mais aussi un piège : sans distinguer les deux contributions, on risquerait d’attribuer à la planète un éclat qui vient surtout de ses anneaux.

La solution pourrait résider dans le suivi de la luminosité au fil de l’orbite. Les systèmes à anneaux peuvent présenter quatre extrema, contre deux attendus pour une planète sans anneaux. Des observations répétées offriraient donc un moyen de démêler les signaux. Les simulations appliquées à Epsilon Eridani b indiquent qu’un système d’anneaux saturnien serait détectable. Il ne s’agit pas d’une découverte d’anneaux, mais d’une stratégie pour les chercher et, peut-être, élargir la liste des cibles accessibles à Roman.

À lire : Detecting Exoplanetary Rings with Roman CGI Reflected Light Phase Curve Observations

Expansion cosmique : quand le choix des supernovas change la réponse

La tension de Hubble oppose des estimations différentes de la vitesse actuelle d’expansion de l’Univers. Une nouvelle prépublication examine si une modification récente de l’expansion pourrait encore les réconcilier. En combinant les supernovas du relevé DES avec les distances issues des oscillations acoustiques baryoniques de DESI, sous l’hypothèse d’une échelle acoustique standard, les auteurs obtiennent environ 76,3 km/s par mégaparsec. L’ajout de supernovas provenant de relevés antérieurs fait descendre cette valeur à environ 68,0.

Dans leurs simulations fondées sur le modèle cosmologique standard, un déplacement aussi important lié au changement d’échantillonnage en distance ne survient que dans 1,24 % des cas. Les auteurs y voient un indice de désaccord systématique entre catalogues, pas une preuve définitive de son origine. Les solutions modifiant l’expansion récente restent possibles avec le catalogue DES homogène, mais pas avec les anciennes données telles qu’elles sont publiées. L’enjeu est donc autant observationnel que théorique : de nouveaux échantillons homogènes de supernovas proches pourraient aider à déterminer si la difficulté vient de la cosmologie ou de l’étalonnage des mesures.

À lire : Does the inverse distance ladder rule out late-time solutions to the Hubble tension? A model-independent test using DES-Dovekie supernovae and DESI DR2 BAO


Ces six prépublications, dont les conclusions restent à éprouver, rappellent qu’un signal astronomique n’est jamais son interprétation : un éclat peut venir d’anneaux plutôt que d’une planète, une remontée optique ne pas être un regain d’énergie, et une estimation cosmologique dépendre du catalogue choisi. Multiplier les couleurs, les points de vue et les observations dans le temps est le fil commun de ces travaux — depuis une rencontre à quelques kilomètres d’un astéroïde jusqu’à la mesure de l’expansion de l’Univers.

Écrit par une IA à partir des 98 articles annoncés sur arXiv cette semaine dans ce domaine. Ce sont des prépublications : la plupart n'ont pas encore été relues par des pairs.

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